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Édifice
1. Bras nord du transept
2. Chapelle de l'Enfant Jésus
5. Chapelle de la Sainte Vierge
4. Chapelle du Sacré-Cœur
3. Chapelle Notre-Dame de Pitié
6. Chapelle Sainte Eve et Sainte Thérèse
7. Chapelle Saint Joseph
8. Bras sud du transept
Sacristie
9. Chapelle Saint Étienne
10. Chapelle Sainte Philomène
11. Chapelle Saint Crépin et Saint Crépinien
12. Chapelle Saint Martin
13. Ancien vestiaire des chantres
14. Ancienne chapelle Sainte Anne
20. Chapelle Sainte Clotilde (et Saint Antoine de Padoue)
19. Chapelle Saint Fiacre
18. Chapelle Sainte Marie Madeleine
17. Chapelle Saint Vincent
16. Chapelle des Fonts
15. Ancienne chapelle Saint Vincent
Façade 1524

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Historique de l’édifice

Comme indiqué par les différents motifs de noir et hachurés sur le plan ci-contre, la construction de l'église telle que nous la connaissons aujourd'hui s'étale sur environ cinq siècles.

L’église Saint Pierre de Dreux se présente comme un édifice composite mais harmonieux, elle remonte pour ses parties les plus anciennes au début du XIIIe avec ses voûtes à ogives en boudin, ses faisceaux de colonnettes, ses colonnes octogonales et ses chapiteaux à crochets. Témoignent de cette époque les voûtes du chœur, le croisillon nord du transept, les quatre dernières travées des collatéraux ainsi que le portail nord.
Malgré les destructions causées par les iconoclastes de la Terreur, on peut y deviner dans le tympan le Jugement dernier avec le Christ assit sur un trône entouré de la Vierge de saint Jean et d’anges porteur de la lance et de l’éponge. Les voussures peuplées de statuettes conservent des traces de polychromie.
En juillet 1421 la ville de Dreux est assiégée par les troupes anglaises qui bombardent à coups de boulets de pierre l’église. Positionnées au sud de l’enceinte, les projectiles atteignent plus particulièrement la partie méridionale de l’édifice qui est détruite.
Une inscription sculptée sur un chapiteau du déambulatoire indique que les six piliers du chœur sont refaits en 1474. C’est l’époque où sont construits dans un style gothique flamboyant, le déambulatoire à double galerie de circulation, les chapelles rayonnantes, les chapelles latérales bordant les collatéraux et l’ensemble des piliers du chœur et de la nef. A l’ extrême fin du XVe siècle deux travées sont ajoutées prolongeant de la sorte la nef du côté ouest.

Une plaque apposée prés de la porte d’accès au clocher nord indique que la façade a été achevée en 1524. Caractéristique d’un style transitoire entre le gothique flamboyant et la Renaissance, elle est due aux architectes Clément Métézeau et Jehan Moulin. Le grand portail présentait sur son tympan l’Entrée de Jésus à Jérusalem reconnaissable malgré le vandalisme des révolutionnaires qui se sont employés à décapiter méthodiquement les ravissantes sibylles figurant dans les cordons de voussures.
Le 3 juillet 1541, Barthélémy Simon évêque de Sébaste célèbre la dédicace de l’église.
On dresse la tour nord vers 1576, en revanche la tour sud ne sera jamais achevée.
Enfin la restauration de l’église s’achève à extrême fin du XVIe par la reconstruction du bras sud du transept, sa voûte en plein cintre aux larges moulures et ses fenêtres à pénétration annoncent le style classique. La façade extérieure de ce croisillon offre un étonnant et rare exemple d’architecture classique avec ses colonnes engagées aux chapiteaux doriques, ioniques et corinthiens, ses niches encadrées de grecques et ses corniches à métopes et triglyphes.
Cette longue période de restauration qui se déroule sur plus d’un siècle s’accompagne de la mise en place de nombreuses verrières. Les plus anciennes dont certaines sont dues au maître verrier Pierre Courtois, se trouvent dans la chapelle absidale consacrée à la Vierge et remontent au dernier quart du XVe . Les chapelles latérales bordant les bas côtés conservent des vitraux réalisés dans le premier quart du XVIe. Dans les fenêtres hautes du chœur ont été replacés en 1654 des personnages en pied du XVe reposant sur les blasons de la famille d’Orléans et des comtes de Dreux.

L’église est fermée au culte le 10 janvier 1794. A partir du 1er avril suivant, on élève un mur à la hauteur du transept séparant ainsi la nef et les collatéraux consacrés au culte de la déesse raison, du transept et du chœur transformés en salpêtrière.
Dés le mois de septembre 1793, les sculptures des portails avaient été martelées, les statues brisées, le mobilier brûlé, les objets du cultes et six des sept cloches fondus, les vêtements liturgiques dépecés pour en récupérer les fils d’or et d’argent.
Lorsque le 29 avril 1802, elle est rendue au culte l’église est un champ de ruines , une immense coquille vide, il faudra presque un siècle pour la rénover. Seul a avoir échapper au vandalisme, l’orgue construit en 1614, placé alors sur le mur sud de la nef. Il dût son salut à l’usage qu’en firent les sans-culottes pour accompagner leurs cantiques patriotiques . Il fut déplacé et posé sur une tribune construite dans le croisillon sud du transept en 1867 par le facteur d’orgue Aristide Cavaillé-Coll.

Un nouveau maître autel est consacré en 1823, il sera démonté dans les années 1970 pour être réinstallé dans une chapelle du déambulatoire. Trois cloches sont montées dans la tour nord en 1853. Entre 1857 et 1861 l’Abbé Eloi Levassort entreprend la restauration de la chapelle de la Vierge, campagne durant laquelle Chasserieu réalise les peintures murales représentant à droite La remise du Rosaire à saint Dominique et du la couronne d’épines à Sainte Catherine de Sienne et à gauche du scapulaire à Simon Stock. On s’emploiera entre 1860 et 1903 à doter certaines baies qui en avaient été privées de nouveaux vitraux. L’église Saint-Pierre récupère la chaire à prêcher et deux confessionnaux du XVIII e s provenant de l’église Saint-Jean détruite en 1796, ainsi que de nombreux tableaux anciens provenant de couvents et établissements religieux disparus.
En 2016 a été installée dans la chapelle située à la base de la tour sud une statue en bronze de saint Jean Paul II réalisée par le sculpteur polonais Wlodzimierz Cwir.